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Nouveau rapport ANSES sur le vapotage

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié début février 2026 son premier rapport complet consacré aux risques sanitaires liés au vapotage.
Cette expertise, menée durant deux ans, apporte de nouveaux éclairages essentiels sur l’impact de la cigarette électronique sur la santé.

Vapoter : quels risques pour la santé ?

La cigarette électronique est souvent présentée comme une alternative au tabac. Pourtant, les connaissances scientifiques récentes invitent à la prudence. Dans une expertise dédiée, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) alerte sur les risques sanitaires potentiels liés au vapotage, y compris lorsque les produits ne contiennent pas de nicotine.

Un usage en forte progression

Depuis les années 2010, le vapotage s’est largement diffusé. En France, plus de 3 millions d’adultes vapotent quotidiennement, soit environ 6 % de la population adulte. Cette pratique s’inscrit souvent dans la durée et reste très majoritairement liée au tabac : 98 % des vapoteurs adultes sont fumeurs ou anciens fumeurs, et 65 % continuent de fumer en parallèle.

Les produits de vapotage sont aujourd’hui très diversifiés : dispositifs variés, nombreux arômes, liquides avec ou sans nicotine, et pratiques de fabrication « do it yourself ».

Vapoter n'est pas sans risques

Même sans combustion, le vapotage expose l’organisme à des substances toxiques issues du e-liquide ou formées lors du chauffage. L’Anses met en évidence des effets sanitaires possibles à moyen et long terme, notamment :

  • Des effets cardiovasculaires probables, comme l’augmentation de la pression artérielle lorsque les produits contiennent de la nicotine ;
  • Des effets possibles sur les voies respiratoires, le système cardiovasculaire et le risque de cancer, avec ou sans nicotine ;
  • Des risques potentiels pour le fœtus en cas d’exposition pendant la grossesse.

Les connaissances sur le vapotage restent plus récentes que celles concernant le tabac, mais les données disponibles justifient une vigilance accrue.

Des substances toxiques inhalées

L’expertise de l’Anses a identifié plusieurs aldéhydes toxiques (dont le formaldéhyde et l’acroléine) présents dans les émissions du vapotage. Ces substances, reconnues pour leurs effets irritants et cancérogènes, sont inhalées de façon répétée par les vapoteurs.

L’absence de combustion ne signifie donc pas absence de danger.

Protéger les non-fumeurs et les jeunes

Face aux risques identifiés, l’Anses recommande d’éviter toute incitation au vapotage, en particulier auprès des non-fumeurs et des jeunes. Chez les adolescents, l’attrait pour les arômes fruités et l’effet de mode jouent un rôle majeur, tandis que la présence de nicotine expose au risque de dépendance.

L’Agence rappelle l’importance du respect de l’interdiction de vente aux mineurs, de la publicité et de la promotion des produits du vapotage.

Vapoter pour arrêter de fumer : une solution transitoire

Pour les personnes qui fument, la cigarette électronique peut être envisagée uniquement comme une aide transitoire au sevrage tabagique, lorsqu’arrêter de fumer est difficile. Elle doit être utilisée :

  • en usage exclusif (sans tabac),
  • dans une démarche d’arrêt,
  • et avec l’appui de professionnels de santé (médecin, tabacologue, infirmier, pharmacien…).
  1. Renforcement nécessaire de l’encadrement

L’ANSES recommande :

  • une information plus claire du public sur les risques associés ;
  • un contrôle renforcé des ingrédients et la possibilité d’en interdire certains ;
  • le rappel strict de l’interdiction de vente aux mineurs ;
  • l’intégration du vapotage uniquement dans une démarche de sevrage tabagique, pas comme produit de loisirs.

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